YULSI JOURNAL

MADÈRE

Une île de contrastes, entre sommets, forêt humide et océan brut.

Par Véronica Méchéri & Olivier Angotzi

Ce carnet n’est pas un guide. C’est le récit d’une semaine passée à traverser Madère, entre randonnées, villages, météo changeante et moments simples.

Madère se mérite. On la prépare, on s’y adapte, on l’écoute.

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FUNCHAL

Funchal est une capitale à taille humaine, coincée entre l’océan et la montagne. Une ville vivante et colorée, parfois touristique, mais jamais étouffante.

Nous parcourons la vieille ville et observons les téléphériques grimper vers les hauteurs. Nous espérions tester les célèbres carros de cesto, mais la brume tombe. Madère impose déjà ses règles.

Funchal est une bonne porte d’entrée, mais l’île dévoile réellement son caractère dès que l’on quitte la ville.

Funchal
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PICO DO ARIEIRO

La traversée entre le Pico do Arieiro et le Pico Ruivo reste l’un des moments les plus marquants du voyage.

Le décor devient rapidement lunaire : escaliers taillés dans la roche, tunnels, passages exposés et crêtes perdues dans les nuages.

Nous parcourons environ 14 kilomètres en sept heures. La randonnée est exigeante et la météo peut changer en quelques minutes.

Ici, tu avances au rythme de la montagne, pas au tien.
À prévoir

Chaussures de randonnée, polaire légère, coupe-vent, eau et vêtements adaptés aux changements rapides de météo.

Pico do Arieiro
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CÂMARA DE LOBOS

Câmara de Lobos est blottie au fond d’une baie. Maisons colorées, ruelles pavées, barques traditionnelles et pêcheurs animés : ici, tout respire la mer.

Le ciel est lourd et la pluie tombe brutalement. Nous prenons malgré tout le temps de longer le port et d’observer la vie du village.

Câmara de Lobos
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PORTO MONIZ

La pluie nous pousse à changer d’itinéraire et à partir vers le nord-ouest de l’île.

Quelques kilomètres plus loin, le ciel est bleu. Les piscines naturelles volcaniques apparaissent face à un océan spectaculaire.

Installés sur les rochers, nous regardons simplement les vagues entrer, ressortir et façonner les bassins.

Ici, on ne lutte pas contre l’océan. On regarde. On respecte.
Porto Moniz
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LES LEVADAS

Les levadas dévoilent une autre facette de Madère. Après les crêtes minérales, on entre dans une végétation dense où l’eau est partout.

La Levada do Risco et les 25 Fontes offrent un parcours entouré de cascades et de forêt tropicale.

La Levada do Caldeirão Verde est plus immersive : sentier humide, passages étroits, tunnels sombres et une cascade imposante au bout du chemin.

Forêt, tunnels, eau et silence : le cœur vivant de Madère.
Les Levadas
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SEIXAL

À Seixal, le sable noir contraste avec le blanc de l’écume. Les falaises dominent la plage et l’Atlantique frappe la côte avec puissance.

Malgré l’eau froide, nous finissons par nous baigner. Un vrai coup de fouet après plusieurs jours de marche.

Seixal
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SANTANA

Santana offre une ambiance totalement différente : maisons traditionnelles aux toits de paille, jardins fleuris et rythme plus calme.

C’est également ici que nous goûtons enfin l’espetada, la célèbre brochette de bœuf suspendue.

Un repas simple, parfaitement cuit, servi sur une terrasse avec une vue incroyable.

Santana
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PONTA DE SÃO LOURENÇO

La Ponta de São Lourenço tranche radicalement avec le reste de l’île. La verdure disparaît et laisse place à un décor sec, rocheux et sculpté par le vent.

Le sentier suit les falaises et dévoile de petites baies isolées. Une dernière montée permet d’observer l’îlot da Cevada et l’îlot do Farol.

Une dernière randonnée avec la sensation d’arriver au bout de l’île.
Ponta de São Lourenço

REGARD YULSI

UNE ÎLE DE CONTRASTES

Madère restera une île brute et douce, humide et minérale, exigeante et accueillante.

Ce n’est pas une île que l’on visite rapidement. C’est une île que l’on traverse, en acceptant ses détours, sa météo et ses reliefs.

Explorer, ce n’est pas accumuler des lieux. C’est relier des moments. SUIVRE YULSI SUR INSTAGRAM